Histoire de la Maison du Bourreau

Maison du bourreau (1)

Le « logement de l’Exécuteur de la Justice », avec le « Magasin du grand échafaud », fut bâti en 1846, sur les plans de l’architecte départemental Esprit Lantoin, financé par le Ministère de la Justice, sur un terrain donné par la ville. Cet édifice s’élève à l’ombre de la Tour de l’Horloge (1661, bâtiment communal, classé MH) ayant succédé au donjon seigneurial, puis à la Tour Comtale, et premier abri des « Bois de Justice ».

Cette  maison a abrité le bourreau et sa famille au  temps où la guillotine était en exercice pour couper la tête  des criminels. C’est devant ladite maison qu’avaient lieu les exécutions… Lorsque les exécutions furent centralisées à Paris  , l’appartement de fonction devint obsolète. La maison fut vendue à un particulier, puis  d’autres particuliers se succédèrent… En 1981, M. E. Soldani, maire de l’époque racheta la maison du bourreau.

Pierre Jean Gayrard, président de la Société d’Études Scientifiques et Archéologiques de Draguignan et du Var, s’est opposé à la vente par la mairie de la Maison du Bourreau et a lancé le projet de créé un musée de la justice dans cette demeure afin de révéler les liens étroits et anciens qui existent entre l’institution judiciaire et la cité, et d’enrichir le patrimoine culturel de la ville. Le site où le projet sera développé est lui-même un haut lieu de Mémoire. Ce projet permettra de tirer l’édifice de l’anonymat où il se trouve actuellement .

La Société d’Études, possédant la qualification « Musée de France » et dont les buts statutaires comprennent la recherche historique régionale, la constitution d’une collection de documents et d’objets historiques, ainsi que la défense du patrimoine, présente les qualités requises pour être le promoteur du projet.

plan (1)